Ma chambre est petite, simple, c’est une cellule de religieuse; parfaite pour moi. Je suis et reste inefficace en amour. Ce lit jumeau ne contiendra aucun espoir; que mon pauvre corps vieillissant, malgré ses réticences.
J’y suis entrée et mes bagages déposés, je me suis allongée.
J’ai dormi et j’ai senti l’oppression de l’amour inassouvi. Je perdais souffle; j’allais mourir, peut-être. Je ne m’en défendais pas.
Mourir de toi. Mourir de toi ou de non-toi.
J’ai dormi; mon cœur cessait de battre puisque tu n’en veux pas. Mes journées de semblant n’ont rien d’amusant. Je ne peux plus te penser, dans la joie. Je suis jalouse de ta quiétude. Envieuse des heures que tu passes, indifférent à ma peine.
Au réveil, Je suis allée me promener. J’ai rencontré des gens. Je leur ai dit que j’étais veuve, que je venais ici en souvenir de nous. Ce nous qui n’a jamais eu lieu. Alors, ils m’écoutaient avec compassion. Je pouvais leur raconter quel homme magnifique tu es. Ils m’écoutaient, admiratifs et tristes à la fois. Je leur parlais de toi, de mon amour, de ta tendresse et si une larme venait on acceptait mon chagrin.
En étant veuve de toi, j’ai la permission d’être triste. S’ils avaient su, que tu ne m’as même jamais embrassé…
Le chagrin, il faut le mériter.











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