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Archives pour novembre 2011

Le petit Philibert

nuite.jpgJ’ai jamais trop su, c’était ton nom ou ton prénom?  En fait, tu n’avais rien d’intéressant, et je ne me rappellerais plus de toi, si il n’y avait eu ce soir là.  Il faisait froid.  Un beau froid cassant comme le bon dieu de bon Dieu en apporte aux pauvres gens, par pur caprice, par pure malice.  Moi, je faisais du pouce sur la route noire.  Rien ne me protégeait vraiment du froid.  Lorsque tu m’as ramassée, j’étais contente, rassurée.    Je te croyais un chic type.  Je te faisais confiance.  Dans cette école pourrie où la moitié des profs étaient des abuseurs et la totalité de la direction, en boisson, tu ne paraissais pas.  Je n’avais même jamais remarqué que tu étais nain.  Enfin, presque nain.  C’est pire, quand on a  pas l’excuse de l’infirmité pour être aussi petit.  Moi, les petits, à prime abord, j’ai rien contre, à part que le trois quart des parfaitement cons auxquels j’ai eu à faire dans la petite chienne, ne mesuraient pas grand chose au garrot.  Toi, côté minus, tu les bats tous.

Alors, blabli, blablabla, super sympa et tralala.  Quelle merde faut être pour jouer une telle comédie.  Je m’en allais chez mes parents.  Pourquoi? je ne me rappelle plus très bien.  Quand je t’ai dit que c’était là que je voulais descendre, toi, tu t’es senti tout puissant, merdaillon.  T’as continué.  On s’est retrouvé dans un rang de Ste-Toutoune je crois.  Ou bien celui du Brûlè,  quelle importance?  Il faisait froid dans l’un comme dans l’autre.  Il faisait noir autour de la neige.   Tu m’as donné un joli choix, ou t’obéir, ou me faire abandonner, nue, à cet endroit.  Bravo, monsieur le professeur.  Chapeau, monsieur le professeur!

Moi, j’ai grossi depuis, mais je suis certaine que tu n’as pas grandi. 

Tremble pas, la feuille, je ne te reconnaîtrais pas sur la rue.  Ça m’est revenu par flash.  Si tu dis rien la merde, personne saura que c’est de toi dont il s’agit.   Ton nom?  Ben voyons, tout le monde sait bien qu’on utilise jamais les noms véritables dans les textes fictifs.  Toute ressemblance avec un minable de votre connaissance ne saurait-être que facétie du hasard.   Allez, crains rien, va faire becquer bobo dans les jupes à maman ou à soeurette si la première est morte.  Des salopards y’en a eu bien d’autres dans ma petite chienne, tu croyais quoi, te démarquer?  

Tu ne mérites pas le temps que je consacre à ce texte.  Je l’écris pour moi, par bravade.  Parce-que ça coûte moins cher qu’une séance d’hypnose.  C’est tout.

La petite chienne, c’est la vie.  Les petites chiennes, c’est joli mais ça mord des fois qu’on ne s’y attend pas.  On les aime quand même.   nuite.jpg

                                                                                        


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