Je suis parcelle de Dieu soudainement faite femme
Mais l’homme qui m’est offert
N’a rien pour satisfaire mon ambition sublime
Il est lourd et replet, et se croit fils aimé
Il m’a dites sans âme, m’a conquise comme objet
J’ai porté les enfants, d’une union outrancière
Là où il serait mort, je lui ai donné vie
Malgré les millénaires, rien n’a su l’éveiller
Il reste convaincu de son droit absolu
Logos mon frère souverain, devrais-je m’abandonner
À aimer comme aiment les hommes, par la chair?
Dois-je accepter mon sort pour qu’ait lieux, enfin
L’accomplissement de mon destin?
Logos, mon frère époux, je t’implore de me venir en aide
Je doute, parfois j’oublie, de quelle essence je suis
Logos, mon mi, que ta parole s’accomplisse
Incorpore moi
Ta Sophia











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