Archives pour mai 2011

Là là là la belle histoire

Là là là la belle histoire   Frimoussons pense souvent à Églandine.  Il croit qu’à chaque fois, elle reçoit le message et ressent son amour.  Frimoussons aime Églandine; elle est jolie et très gentine.  Tout au long de la journée il a sa belle en tête.

Églandine glande.  Elle rêve de Frimoussons; elle le trouve bien mignon.  Il l’est.

Au lever et au coucher, Frimoussons se masturbe.  Chaque fois c’est une décision car alors il ne pense pas à Églandine et a l’impression de la tromper.  Il en ressent un peu de culpabilité, avant; un grand soulagement, après. 

Soit le matin, soit le soir, Églandine se masturbe.  C’est une décision car elle craint que Frimoussons ne s’en doute.  Quelle honte!  Mais tout de même, ça relaxe.

Lorsque Frimoussons voit Églandine, il baisse les yeux ou s’intéresse à autre chose.  Si quelques filles sont à portée, il leur prêtera attention.  Églandine comprend qu’un si mignon garçon ne peut être attiré par une  guenon sans nichons.

Mais lorsque Frimoussons daigne regarder Églandine, vexée de son attitude, elle prend ses airs.  De son côté il s’imagine qu’elle fait exprès ; ne sait-elle pas combien il l’aime?  Puisqu’elle ressent toute la journée, les élans fous de ses pensées?

Frimoussons est québecois, devant l’obstacle il baisse les bras.  Églandine se mésestime mais pas au point d’en rester là. 

Tant pis pour lui, elle est partie. 

Effort de mémoire 3

Effort de mémoire 3   Il ne sert à rien de savoir, si l’on ne comprend pas.  Ce qu’il y a à comprendre est rarement là où l’on croit.  Ne cherche pas si loin, c’est juste sous ton nez. 

Parfois, je me complique la vie.  J’ai des obsessions.  Il faut que je sache.  Mais pourquoi?  C’est ridicule.  Ce qui a été, fut.  Ce qui fut, a cessé d’être.  Alors, quelle importance? Hein?  Parfois, j’ai peur de l’avenir.  Je me vois seule et triste, sans ami, sans enfant autour de moi.  Je ne veux pas connaître un monde sans enfant.  Les centres d’accueil sont des mondes sans enfant.  C’est moche et ça pue.  Le mieux c’est de me concentrer sur maintenant.  C’est zen et on a l’air fichument intelligent quand on affirme haut et fort:   »Je suis ici, maintenant. » 

Tu sais, il m’est venu un flash comme j’en ai si souvent.  Au début c’est fugace, ça échappe à l’analyse.  On voit quelque chose mais si rapidement qu’on est pas certain d’avoir bien vu.   Puis, ça insiste, ça revient jusqu’à ce qu’on en saisisse le sens.  Ce flash me reste pris dans la gorge.  Je ne peux en parler.  Le clavier refuse de me trahir.  Alors je me tairai.   Mais je suis allé à la recherche de l’image, du souvenir réel.  C’est délicat.  Je vais chez mon ami l’hypnologue, et je me laisse aller dans un état non défensif.  Ça prend du temps car je résiste.  Plusieurs séances sont nécessaires à une amorce.  Je persiste,  je veux savoir, je dois revoir.  Il ne faut pas substituer la thèse à la vérité.     Rien à faire, ton visage reste caché.  Selon mon flash obsessionnel, tu serais passé plus d’une fois dans ma vie.  Cette fois là, et une autre, plus tard.  Je ne t’aurais pas reconnu et je t’ai aimé.  Toi, m’avais-tu reconnue?  C’est trop farfelu, ça ne tient pas debout.  Voyons donc!  Hein?  Ça ne se peut pas, hein?  Tu parles d’une folie.  Owf!  Moi, des fois…

Mon projet de vie;   être heureux le jour de mes funérailles!

La fête des mères

La fête des mères  Aujourd’hui 8 mai,

C’est la fête des mères

Elles auront pour cadeau

Ce qu’il y a de plus beau

Le droit de faire dodo

Les mieux nanties pourront aussi

Prendre congé de cuisiner

On les mènera en grand

Aux meilleurs restaurants

Se reposer ou se laver

rêvasser ou se nourrir

sont des besoins bien légitimes

Mais pour maman c’est rarissime

Est-elle encore en train de se plaindre?

Pauvre papa il n’en peut plus

Vite les copains à la rescousse

Allons nous boire une bonne rousse

Bonne fête des mères chère acariâtre

Depuis le mariage tu te laisse aller

Avec ta maudite face de plâtre

j’préfère encore aller bosser

Mais quand cessera-t’elle de geindre?

Le feu d’l'amour elle sait l’éteindre

Une chance, Mireille, ma secrétaire

Connait de bons trucs pour me plaire

Elle a pourtant trois, quatre enfants

Mais sur elle ça ne parait pas tant

Sa mise est toujours impeccable

son tour de taille, bien admirable

Adieu chérie, je me tire d’ici

Qu’est-ce que tu veux on a qu’une vie

J’paierai pension, pour qui tu me prends?

À moins qu’l'enfant vive à mi-temps

Chez son papa chez sa maman

Mireille verra pas de différence

un de plus un de moins quelle importance?

Et garde moi de ton ingérence

Monami, le chat cynique qui ne peut s’en empêcher

Monsieur le Psy et Madame la Folle

Monsieur le Psy et Madame la Folle-  Afin de ne pas subir la souffrance j’ai développé une technique très efficace.

-  De quoi s’agit-il?

-  Je sors de mon corps.  Mon âme se retire le temps qu’il faut et revient quand le danger s’éloigne.

-  Ce phénomène est connu; on appelle ça la dépersonnalisation.  Vous ne sortez pas vraiment de votre corps.  C’est une illusion.

-  Qu’en savez-vous?

-  Allons, ce n’est pas rationnel.

-  Comment l’expliquez-vous?

-  C’est un mécanisme de défense.

-  C’est bien ce que je dis, en effet.

-  Vous vous coupez de toute sensation.

-  C’est bien cela; je sors de mon corps afin de me couper des sensations physiques.

-  Rien ne prouve que votre « âme » comme vous dites, sorte de votre corps.  Ce n’est pas possible.

-  Rien ne prouve le contraire.

-  La douleur est ressentie en raison des circuits nerveux qui mènent le message au cerveau.  La douleur est physique, pas spirituelle. En admettant que nous ayons une âme, votre corps continuerait de souffrir peu importe où elle se trouverait .

-  Vous marquez un point mais ça ne constitue pas une preuve.  Puisque l’âme ne ressent pas la mort quand le corps trouve sa fin, mais qu’elle ressent la vie, tant qu’elle est dans ce corps, pourquoi n’en irait-il pas de même pour la douleur?

-  Vous voulez toujours avoir raison, quitte à dire des inepties.  Vous êtes obstinée, revancharde et agressive.  Vous me tapez sur les nerfs et je ne vous aime pas.  Donc, vous êtes borderline.  Adieu et bonne chance.

-  Vous voulez toujours avoir raison, quitte à dire des inepties.  Vous êtes obstiné, revanchard, et agressif.  Vous me tapez sur les nerfs et je ne vous aime pas.  Donc, vous êtes incompétent.  Adieu et bonne chance.

Effort de mémoire 2

Je m’accroche à tout ce qui ne me déteste pas comme à une bouée de sauvetage.  Je confond l’amour et l’indifférence.  Je prends pour promesse un accommodement.   Je suis l’éternelle noyée.  Vous croyez quoi?  Qu’il suffit de m’entendre pour devenir le héros de mon histoire?  Il n’y a pas de héros dans cet épisode.  Rien, que l’humiliation.  Vous sympathisez à ma pauvre misère?  Pas moi.   Je hais le sauveur autant que  l’agresseur car l’un comme l’autre, connaissent ma faiblesse.

Ce sont des voleurs de morceaux et c’est la dignité, qui finit au panier.

La Madamisation

La MadamisationUn nouveau terme a fait son apparition dans le vocabulaire habituellement limité des québécois; « la madamisation ».  Cela signifie qu’un organisme, un sport ou une société tout entière adopte une vision mièvre et applique des règles entravant le  déroulement « normal » des choses.  Sous entendu; les femmes nous les cassent avec leurs lois à la guimauve.  Poumpoumpapoum! Tiptiliditouloudou…  Excusez-moi, je prends le temps de respirer avant de me lancer.

Primo:   Le monde a subit une « monsieurisation » absolue depuis le début des civilisations et personne n’en fait de gorges chaudes, pourquoi?  Parce-que la monsieurisation est la façon adéquate de gérer la vie?  Nenni, point du tout.

La « monsieurisation » est une sottise bien plus dommageable jusqu’à présent qu’une soi-disant madamisation dont on a toujours pas prouvé l’existence.  Mais dans l’esprit du commun des mortels le masculin est le légitime et le féminin un complément plus ou moins utile dont il faut s’accommoder ou non.  Là où les femmes ont pris leur place, de peine et de misère, si leur présence met en relief l’inaptitude des hommes on en impute la responsabilité aux premières.   C’est ce qui se produit en éducation.  On voudrait que tous les garçons réussissent mieux que toutes les filles pour se sentir en sécurité.  Ce n’est pas ce qui arrive.  Je ne crois pas qu’on s’inquiéterait autant du sort des filles si tel était le cas.  Je pense qu’on en conclurait tout simplement que celles-ci sont moins intelligentes et que de leur enseigner à essuyer des casseroles est bien suffisant.  On crie haut et fort que la présence des filles dans les classes est la cause réelle du décrochage des garçons.  Premièrement la différence du taux de décrochage des garçons comparativement à celui des filles n’est pas si grande.   Mais le plus révoltant c’est lorsqu’on propose un enseignement plus vivant pour les garçons avec d’avantage d’activités physiques et d’expérimentations concrètes sans admettre que ce genre d’éducation serait tout aussi profitable aux filles.   Pour contrer le fait que peu d’hommes se lancent dans l’enseignement au primaire et au secondaire on prévoit leur offrir un meilleur salaire.  Wow!  La profession mérite effectivement une meilleure rétribution et il est temps de payer à leur juste valeur les femmes courageuses et aimantes qui oeuvrent auprès de nos enfants.  Si les hommes sont attirés par cette « vocation » lorsque les salaires en refléteront la réalité nous pourrons en conclure deux choses.  Les enseignantes sont vraiment généreuses de se consacrer à l’éducation des petits malgré le peu de reconnaissance qu’elles en retirent et les hommes ne font les choses que par appât du gain.

Secundo:  La madamisation ne peut pas être le fait des seules femmes puisqu’on la retrouve principalement, dit-on, dans le sport professionnel et que ce bastion de la mâlitude ne peut se plaindre d’une quelconque invasion féministe.  On a toujours pas d’équipe de hockey professionnelle féminine.   On fait balayer les patinoires par des soubrettes en petite tenue dans certains arénas américains.  J’ai même entendu cette pratique se faire qualifier d’évolution par des commentateurs sportifs tout à fait sérieux dans leurs propos.  Autour des rings de boxe on trouve  normal que le rôle de la femme soit celui de la catin dénudée qui ne peut faire mieux que de tenir une pancarte en souriant niaisement.  Moi, j’aime la boxe mais juste pour ça, je ne paierai jamais le moindre billet pour assister à un combat.  Encore, peu importe le sport dont il est question, les salaires des athlètes féminines sont toujours bien en deçà  de celui de leurs collègues masculins.  Au voley-ball de plage le règlement exige que les maillots des filles soient  minimalistes.  Non, pas celui des hommes, ils ont droit au bermuda et à la camisole.  Et on a accepté ça!

tertio:  La madamisation du monde artistique?  Héhéhé!  il est pratiquement impossible pour une actrice ou une chanteuse de nombreux pays de faire carrière sans passer par « Playboy » se faire bourrer la poitrine de chnout chimique, s’habiller comme une joueuse de volley-ball de plage et encore une fois, les cachets d’une star américaine qui se fout à poil devant les deux tiers de la planète restera toujours inférieur au cachet de celui qui joue le rôle du gars qui la regarde. 

Et vous savez une pas pire?  Les hommes trouvent injuste que le salaire des acteurs pornos soit inférieur à celui des filles.  Ben oui, tant qu’à se faire pisser dessus, ce devrait être bénévolement.

La question reste entière, pourquoi les femmes acceptent-elles de se prêter au jeu?  Je ne sais pas.  Il y a certainement plusieurs réponses.  Surtout la nécessité, la faible estime de soi, l’impression que tout cela est normal puisque accepté par la majorité.  

On parlait de madamisation…  C’est quoi au juste?

Élections au Canada

Gilles Duceppe magnifique même dans la défaite.  Merci pour toutes ces années de service.  Il est temps de prendre les grandes décisions qui s’imposent au Québec.  Le Canada ne nous appartient pas; faisons en sorte que le Québec n’appartienne pas plus longtemps au Canada.

Monami, le chat politisé et un tantinet déçu

Y’a une justice pour les innocents.

Dans l’adversité, lorsque tu as peur et que tu te crois seul, souviens-toi que le temps est ton allié.

Monami le chat a gagné le procès qu’on lui intentait.  Monami le chat est resté bien campé sur ses quatre pattes.  Les faibles et les hypocrites se sont désunis.  Que peuvent les pleutres devant le courage?  Que peut la laideur devant la pureté?  Que vaut le mensonge face à la vérité?  Rien.  Et c’est ce qu’ils ont récolté.  Un beau gros rien agrémenté de honte, pour peu qu’ils en soient capables.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, je vais vous la résumer.

Par une douce journée d’été, Monami le chat se fâcha devant les agissements plus que douteux d’un voisin ne faisant vraisemblablement pas la différence entre un enfant et un adulte.  Le voisin, continua néanmoins de rôder pendant toute l’année suivant ce premier incident.  Alors, une fois de plus et avec raison, Monami l’avertit qu’il l’avait à l’oeil et lui suggéra fortement de se tenir loin des enfants.

Le Zozo se sentant démasqué paniqua, alerta ceux qu’il croyait être des amis indéfectibles, et engagea des poursuites judiciaires contre le super-minet.  La racaille qui s’était ralliée à la cause du Zozo avait d’autres raisons que l’amitié ou un quelconque désir de justice pour se joindre à lui dans cette démarche abracadabrante. 

Trois longues années s’écoulèrent avant que l’affaire ne soit entendue en cour.  C’est énormément de stress pour un pauvre petit chat  qui en a bien d’autres à fouetter et qui doit veiller sur les enfants de la maison. 

Mais le bon sens à eu raison de l’imbécilité  et la vapeur s’est renversée.  Monami aurait eu tout loisir de poursuivre à son tour mais bon prince il a opté pour une entente hors-cour dans laquelle son innocence est reconnue et l’idiotie de l’autre partie mise en évidence.

Ainsi s’achève une saga dont on se serait bien passé mais de laquelle on tire une leçon de vie;  Attaqué à tort, il faut se défendre.  Resté droit face à l’adversité.  La mauvaise foi s’épuise plus vite que la franchise.


LE RETOUR

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