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Archives pour février 2011

Salut les p’tits mononcs

Salut les p'tits mononcsÀ neuf, dix ou onze ans, tu rencontre ton premier p’tit mononc.  Un monsieur bien gentil, patient avec les petits.  Quand tes parents s’énervent il rassemble les enfants et les amène promener.  Il joue, il rit,  c’est un adulte différent.  Ne crains pas, le p’tit mononc ne t’obligera jamais à faire ce que tu ne veux pas.  C’est un guide, un éclaireur, tu iras de toi-même là où « il » veut.  Il connaît tes mensonges et les garde sous clé.  S’il te sens prête à te confier sur ses façons d’agir il caresse l’objet dont il est détenteur.  Ce qui le rend heureux c’est ton malaise, ta honte qui devrait être sienne. 

T’as quatorze, quinze ou seize ans, t’es frondeuse, tu connais la vie.  Rien ne t’effraie.  Tu as une belle carapace.  Tu craches avant qu’on ne te gifle;  tu méprises avant qu’on ne te jette.  Parmi tout ces idiots, un se démarque sans bruit.  Si tu l’as reconnu, lui t’avait repéré.  Comme lièvre et renard, vous sillonnez les mêmes sentes.  Tu sais bien ce qu’il veut et lui, sait que tu sais.  Tiens donc, une clé!  Mais où l’a t’il trouvée?  Les p’tits mononcs ont toutes les clées, quitte à les falsifier. 

T’as vingt, trente, quarante ans, te voilà très solide.  Tu les vois venir de loin.  Tu sais bien que leurs clés ne serviront à rien si le coffre est ouvert.  Tu as pris l’habitude de vivre aux sus de tous.  Avec leurs gros clin-d’oeil et leurs sous-entendus ils n’ont plus prise sur toi. 

Les années passent encore, qui voudrait de ton corps?  La triste vérité c’est que les charognards trouveront à se nourrir en plein coeur du désert.  As-tu osé rêver?  As-tu vraiment voulu?  Ils ont tout deviné; tes souhaits, tes projets, ils n’en font qu’une bouchée.  Si tu n’obéis pas, mononc va se fâcher.

Ô méprisables p’tits mononcs. 

Monami, le chat un tantinet découragé

J’me rêve

J'me rêveJ’me rêve des petites affaires tout seul dans ma tête.  Ça fait moins mal quand c’est fini.  J’me rêve des belles histoires tout seul dans ma tête.  C’est plus facile de perdurer.  On s’éprend sans leurre, on se quitte sans heurt.  J’me rêve un idéal parfait même dans l’échec.  On se pardonne l’impardonnable.  On est trop beaux, trop bons, trop tout.  J’me rêve mais j’me crois pas.  J’ai passé l’âge de la naïveté.  J’me rêve volontairement, j’ai le contrôle.  Bonjour réalité. Ben oui, je l’sais qu’il n’y a que toi de vrai.  Et qu’c'est donc plate…

En dehors de ma tête

La parole structure la pensée, la délimite et la limite.

J’ai travaillé si fort à unifier la personne que je n’ose plus en sortir de crainte de perdre ce que j’ai gagné de lucidité.

Pourtant, dans la folie, il y a toute cette dimension de l’inommé.  Cette capacité à sentir ce qui n’existe pas pour les bien portant de la cafetière.

Qu’arriverait-il si j’ouvrais mes yeux sur l’invisible?  Est-ce que je me défragmenterais?  Les chats ont neuf vies; les unes après les autres ou de façon parallèle?  Tout chat que je sois,je ne saurais y répondre.

Monami, le chat réadapté

La ritournelle du 14 février

(Trouvez un air et chantonnez ces paroles)

La ritournelle du 14 février

Je ne dois pas, je ne dois pas

Cruiser le fils du roi

Car si les choses ne vont pas de soi

Il me guillotinera

Il ne faut pas, il ne faut pas

Séduire le jeune patron

Car si les choses ne tournent pas rond

Fini les promotions

Je ne peux pas, je ne peux pas

Flirter le beau voisin

car si les choses ne s’passent pas bien

Il m’enverra son chien

Si vous suivez trop les convenances

Vous resterez comme cette pauvre pomme

Qui ne s’est jamais trouvé d’homme

Et fait semblant pour l’apparence, de se délecter d’abstinence.    Ben oui, me semble

La maîtresse a choisi l’air que vous pouvez entendre en cliquant sur le lien ci-dessous.  Mais je ne voudrais pas vous influencer.

http://www.archive-host.com/files/848078/ee9043d3e7262ca9fcc428e530fe29d3d69b9714/ritournelle_du_14_fev.wma

À la Saint-Val

À la Saint-ValJe m’emballe. 

Si tu savais tout ce que je fais en pensant que peut-être… 

Je prépare mon corps, au cas où… 

Je lave, j’hydrate, je purifie. 

Si tu savais comme je suis prête et depuis combien de temps. 

Tu me questionnes, je te répond, j’ai le mot juste.  

Je t’écoute et te comprend; c’est ce que tu aimes de moi. 

Je te respire et tu sens bon; c’est ce que j’aime de toi. 

Nous nous taisons et nous entendons, c’est ce que nous aimons de nous.

Je m’emballe, c’est la Saint-Val.

http://www.archive-host.com/files/849704/ee9043d3e7262ca9fcc428e530fe29d3d69b9714/Sans_titre_11.wma

Merci de votre solicitude

Chers lecteurs et lectrices,

Vous vous êtes inquiétés pour ma pauvre vieille carcasse de quadrupède.  Je vous rassure tout de suite:Non, je ne suis pas suicidaire.  D’ailleurs, je vous rappelle que je n’ en suis qu’à ma cinquième vie sur neuf.  Donc, de mettre fin à mes jours ne ferait que me priver pour rien puisque je renaîtrais immédiatement et que probablement le créateur punierait mon ingratitude en me dotant d’une destinée misérable afin de m’apprendre à apprécier ce que j’ai.  Bien oui, le créateur, quoi?  Vous croyez que Dieu n’intervient que dans la vie des êtres humains?  Indomptables narcissiques sapiens sapiens.   Vous êtes pardonnés, allez.  Cependant je vous dois des explications.  Le « je » et le « tu » de mes textes en sont les personnages principaux.  Certains auteurs écrivent à la troisième personne, moi à la première et deuxième mais le principe reste le même.  Je suis Monami le chat, pas un garçon noir de la Nouvelle-France; pourtant j’écris Zachari d’Été à la première personne.  Je sais que mes articles portent plus à confusion étant donné que parfois je vous parle vraiment de moi et d’autres fois pas, mais gardez en mémoire que Monami est un chat heureux et comblé.  Je ne mettrai pas volontairement fin à une si belle histoire.  Rien ne me garantit que dans ma prochaine vie j’aurai assez d’intelligence pour apprendre à me servir d’un ordi.  Donc, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles et vous me donnerez le truc pour y arriver, mais pas avant d’avoir jeté un coup d’oeil sur mon blog.  Encore merci et soyez assurés que je vous aime autant que vous m’aimez. 

Monami le chat trop content et ronronronronronron…

Tant qu’il y a un après ça va.  Je me suis vu, un vieux chat alcoolique, cloîtré, prostré, ne se dépliant que pour entendre le doux clapotement de ses griffes sur le clavier.  Espérant jusqu’à la mort que sa bouteille à la mer trouve lecteur. 

-  Répond-moi, toi qui me lis.

C’est joli le désordre.  Avec une musique de circonstance, une carafe de gros rouge, un fromage coulant et les pelures d’un fruit, n’importe lequel, pourvu qu’il ait été bon.  On ne la jette pas , on la garde là, en mémoire de lui.  Un livre, un torchon, des flacons de pilules.  Si je les prenais toutes ce serait mon dernier repas.   Mais je ne m’y résous pas; je veux savoir la suite.  Si, par hasard, demain était meilleur?  Si quelqu’un ouvrait ma bouteille et y répondait?  Si demain, j’avais un ami?  Nous ririons de ma bêtise et de la sienne aussi.  C’est ça l’amitié  Quelqu’un qui vous fait aimer votre bêtise…

Monami, le chat buveur

D’Alcibiade à Jérémi

Avant, j’étais une femme libre.  Je n’avais vécu aucune agression, je méprisais les victimes, les pleureuses.  Avant je ne connaissais pas la misère; que la paresse, la nonchalance, l’idéologie du farniente.  Mais vous, les peuthes, les istes et les logues  vous m’avez changée de catégorie.  J’étais rebelle, entêtée, rêveuse; me voilà contrariée, opiniâtre, en déficit d’attention.  Je me foutais de tout, je marchais six pouces au dessus de ma tête, j’avais de l’intuition; me voilà fuyante, dépersonnalisée, paranoïde.  J’étais divertissante, changeante, franche;  me voilà hystérique, bipolaire, borderline.  Comment cette magie maudite s’est-elle opérée?  Par la mémoire, la lucidité, l’acceptation.  Bravo!  J’étais en santé et me voilà malade.  Mais ce qui m’irrite davantage c’est l’étiquette de victime.  Pourtant, je n’ai pas couché avec cet homme de mon plein gré, on appelle ça un viol et ça m’écoeure!  Je suis la conne qui y a goûté, et ça m’écoeure!  Avant, j’étais la fille qui couche avec tout le monde; au moins je pouvais le justifier par la liberté.   La liberté contrainte n’est pas la liberté.  J’ai couché avec toi, un couteau sous la gorge.  J’ai couché avec toi, parce-que vous étiez trois.  J’ai couché avec toi, perdue au fond des bois.  J’ai couché avec toi de n’avoir pas le choix.  J’ai couché avec toi au milieu de l’hiver, de la nuit, encerclée par la mort.  Je n’aurai jamais ni vengeance ni paix du coeur.  Un verre de vin et tout me revient pour un mot, pour un souffle.  Je reste seule pour ne plus mal choisir.  Je reste seule mais ma  victoire se vivra près de toi.  Toi, celui avec qui je coucherai par désir, par plaisir, par amour érotique.  Toi, qui seras là encore au matin.  Toi, qui reviendras pour la joie.  Je n’en demande pas tant, seulement que toi aussi, tu le veuilles.

L’année du lièvre!

À tous ceux qui croient que 2011 est l’année du lapin; vous êtes dans l’erreur. Fûmes-nous dans l’année du lièvre ou du lapin que le chat l’eut avalé anyway!
Non mais des fois… C’est l’année du chat et rien d’autre.


LE RETOUR

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