fugacité

L’envie d’aimer, c’est comme le besoin de fumer.

On en a tout au long de la vie, mais plus les années passent,

et moins ça dure.

À peine y a t’on pensé, qu’on l’oubli.

L’habitude de faire autre chose, reprend son cours, nonchalante, indifférente.

 

Ce n’était qu’un rêve

En plein janvier, au milieu de la nuit; tu parles d’une idée.  O.k c’était ton anniversaire.  Faut que jeunesse se passe, alors…

En pleine nuit, au milieu de janvier; tu parles d’une idée.  O.k. faut que jeunesse se passe.  C’était ton anniversaire, alors…

Alors, tes amis et toi, bien imbibés, bien gelés, mais pas encore à cause du froid; ni non plus à cause de l’eau.

Vous avez pensé que ce serait cool, encore le froid…  Que ce serait cool de prendre le large, en plein mois de janvier, au milieu de la nuit.

Pour ton anniversaire, vingt-deux ans, il fallait lui faire passer  jeunesse.

Je vous ai vu, pousser la  barque.  Je vous ai vu, et j’ai crié.  La rabat-joie, criait si fort, mais vous n’entendiez pas, tes amis et toi.

Je vous ai vu et comme vous n’entendiez pas, je vous ai suivi.   Je vous ai suivi en criant, car vous preniez le large.  Mais vous n’entendiez pas,et

vous n’avez rien vu, non plus.  Moi, je voyais alors, je criais.

Il était beau le fleuve, au milieu de janvier, en pleine nuit.

Il était froid janvier, en pleine nuit, au milieu du fleuve.

J’ai vu le cargo et la pauvre barque, au milieu du fleuve en plein mois de janvier.  Vous étiez gelés et bien imbibés…

Je me suis réveillée, trempée de pleurs et de sueur.  Ce n’était qu’un rêve.  Pourtant, il avait semblé si réel.  Je me suis rendormie.

J’entendais vos chants, vos rires, vos étranges plans.  J’ai tenté de vous dire de ne pas y aller.  Mais vous étiez gelés, du bonheur d’être heureux.

Vous avez pris le large, au milieu de la nuit.  Les îlots  blancs de glace dansant à vos chants.   À vos rires joyeux, du bonheur d’être heureux.

J’ai crié et crié mais vous n’entendiez pas, riant de plus belle à la brume légère.  Je vous ai vu, mais vous n’avez rien vu.  Entourés de brume, au milieu de l’hiver, gelés du bonheur tout joyeux, de fêter la jeunesse passante.

Le cargo …  la barque!

Je me suis réveillée.  Ce n’était qu’un rêve!  Au milieu de la nuit, embrumée de sommeil.  Imbibée de ma peur, essoufflée, je me suis rendormie.

Vous étiez encore là, rigolant de l’idée, gelés et heureux, lurons insouciants.  Les îlots blancs de glace vous cédant le passage.  Cette fois, je pris place dans la barque joyeuse.  Je ne vous lâcherais pas.  Mais j’avais beau dire, vous chantiez en ramant.  Jeunesse passait, sur le fleuve gelé du milieu de l’hiver.

Jeunesse passait, le cargo aussi.  Le cargo a passé et la barque s’est brisée.  J’ai crié et crié et vous avez coulés imbibés et gelés.

Vos chants et vos rires éteints à jamais par l’eau noire de janvier.  Le cargo a passé, personne n’a rien vu, ni non plus entendu, au milieu de la nuit,en plein mois de janvier.  Quelle idée!

Je me suis réveillée.  Pour moi, ce n’était qu’un rêve.  Malheureusement pour vous et ceux qui vous aimaient, ce fut votre destinée.

Au milieu de cette nuit, en plein mois de janvier, la barque s’est brisée et jeunesse est passée.

 

Veux-tu bien me dire

Veux-tu bien me dire, ce que je faisais dehors, en pleine nuit de janvier?  Dix-sept ans, pas de gants, un manteau de lainage, des bottes, volées chez Woolco, rien pour se tenir au chaud.   Quand je pense au froid, c’est cette nuit là qui me revient;  symbole de l’abandon.  À quelques kilomètres de chez-vous.  Je vous imaginais, dormant au chaud.  Je pensais à mes soeurs, dans leurs lits douillets.   Je pensais à ma chambre, vide. 

Cette nuit là, la petite fille aux allumettes, c’était moi. 

Les lettres sacrées, 3

Je suis la grande obscure,

Vous me cherchez là où je ne suis pas

Car vous voyez avec vos yeux

Et d’aucune autre façon.

 

Je suis la grande muette

Ma musique vous est inconnue

Car vous entendez avec vos oreilles

Et d’aucune autre façon

 

Je suis la grande absente

Mon amour vous reste interdit

Car vous ressentez avec votre corps

Et d’aucune autre façon

Je suis l’inaccessible, l’inimaginable

Vous ne me supposez pas

Car votre monde est si loin du mien.

 

Mais je vous fait confiance et vous attends sagement

Car votre ingéniosité est sans limite

Ô vous, artisans de la connaissance

Ô vous, amants des sciences.

Ne vous-y fiez pas

Celui qui écrit sa peine; vit sa joie.

Monami, le chat rieur

Et si…

Et si on acceptait d’être heureux quand ça se présente?

En silence, sans maudites explications, sans contrainte.

Seulement avec la certitude que c’est ce que l’on veut, là, maintenant.

Si on se respirait la peau, sans se demander si c’est bien?

Si parce que ta bouche me plaît, je l’embrassais?

Ha, non! ce n’est pas de cette façon que vivent les humains.

Mais moi, je suis un chat.

Monami

 

 

 

Fiou!

Je l’ai retrouvé, mais vraiment, je ne sais pas par quel miracle.  Elle est soudainement réapparue.  Bon, tout est bien.  Presque puisque je n’ai toujours pas apporté les corrections qui s’imposent pour que cette nouvelle, que j’affectionne, se tienne debout côté historique.

A propos de Zachari

Ha ben joual vert!  Je viens de me rendre compte qu’il n’y a pas de fin à Zachari d’Été.  Ça veut dire que depuis des années ceux qui lisent ce brouillon de nouvelle, en plus d’être agacés par ses inexactitudes historiques n’aboutissent jamais à la fin.

Elle était magnifique cette fin.  Je ne sais pas comment ça se fait que c’est la page du début qui se répète.  Je vais essayer de la retrouver.  J’espère qu’elle n’est pas perdue à tout jamais.

Je vous demande pardon de mon énorme étourderie.

Monami, le chat honteux

Le Ménage

Quand je fais du ménage de paperasses, je retrouve tous ces textes, notés sur des morceaux de papiers. 

Ce qui donne à mon blog, un regain de vitalité.   Chaque fois je me dis:   »maintenant que j’ai tout épluché,

sur quoi reposera ma créativité?  Ne vous en faites pas, dans six ou sept mois il y en aura tout autant.

Monami le chat désordonné, pas certain de vouloir changer.

Tic, et Pourquoi Pas, Tac?

Quand ton enfant cessera de t’aimer, il cessera d’aimer le monde.

Mon coeur va imploser, encore.  Sous la menace d’une colère silencieuse. 

J’entends l’horloge idiote:   » tic, tac ».  Pas la moindre créativité:   »Tic, tac ».

Comme un fonctionnaire, un gratte-papier:   »Tic, tac ».

Mon coeur va imploser, encore.  Je suis l’enfant qui pleure en vain,

la mule surchargée, l’encrier renversé.

Je connais les traîtres; ils m’aiment.

Je suis le cadenas sans clé, qu’on a bêtement refermé.

Horloge idiote:   »Tic, tac, tic, tac. 

Que crois-tu donc égrener?  Non, ce n’est pas le temps. 

C’est l’éternité de l’ennui.

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LE RETOUR

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