Encore une preuve de la misogynie de l’Église

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l’utilité de Dieu

Je ne crois pas qu’il serait profitable pour l’humanité de jeter l’idée de Dieu.  Ce qu’il y a de dommageable pour le monde, ce sont les religions et leur désir de domination.  Dans nos écoles, actuellement on enseigne, bien hypocritement, les religions.  C’est du n’importe quoi car les maîtres et maîtresses à qui on confie cette mission n’ont habituellement que peu de connaissances dans le domaine et ne sont pas autorisés à discuter spiritualité mais bien à annoner comme des perroquets ce que le programme leur demande d’enseigner.  Il s’agit d’idées pré-mâchées dont le but gnangnan est de donner une image idéalisée des différentes religions afin de ne froisser personne.  On n’invite pas les enfants à réfléchir sur le bien fondé des dogmes et recommandations religieuses ni de la probabilité de l’existence de Dieu.  Non, on ne profite pas du tout de notre soi-disant liberté d’expression pour enrichir le sens critique de nos futurs adultes.  Nous nous taisons sous notre verbiage.  Nous nous gardons bien aussi de les instruire sur les impacts politiques et géographiques des religions depuis qu’elles existent.  Puisque de toutes façons nous sommes convenus tacitement de ne plus enseigner l’Histoire alors pourquoi risquer d’instruire nos petits via la niaiserie religieuse?  Non, restons-en à la bébêterie du ti-nénus pis du gentil prophète vendeur de cacahuètes.  Taisons les horreurs, les injustices, l’immoralité le désordre créé par les religions, quelles qu’elles soient.  N’incitons pas non-plus nos chéris à développer une pensée spirituelle.  Rien qui puisse faire avancer le discours et encore moins la communauté humaine.  Sous prétexte d’aider les enfants à accepter les autres, nous leur indiquons leurs différences mais ne faisons rien pour leur permettre d’évoluer.

Je dis qu’il ne faut pas jeter l’idée de Dieu car je pense que c’est une bonne gymnastique du cerveau.  Cette magnifique intuition universelle est une occasion unique de quitter les notions matérialistes qui drainent tant nos énergies pour nous en reposer et stimuler notre sens créateur.  Mais la conclusion à laquelle chacun de nous en arrive dans l’intimité de sa conscience ne doit en rien donner lieux à la domination de la conscience des autres.  C’est pourquoi il est impératif de libérer les générations à venir du joug des dogmes religieux, tout en leur permettant une spiritualité non directive.

 

 

 

 

 

La seule chose qui me rassure dans la vie, c’est que je sais qu’elle finit un jour.  Cela m’a tourmenté de nombreuses années.  Du plus loin que je me souvienne, je m’angoissais en cherchant à percer les mystères de la mort.  Rien ne me semblait plus important.  Comment vouloir vivre en sachant que tout est vain?  L’idée de mourir ne me tourmente plus, elle m’apaise.  Comme il sera bon cet ailleurs, sans lieu.  Mais je n’y courrai pas.  Je m’y rendrai en marchant, comme tout le monde.  Je ne devancerai pas le destin.  Je n’ai pas cette témérité.  Puisque de toute façon, je n’y échapperai pas, pourquoi précipiter les choses.  En attendant je suis ici et j’essaie de me donner figure humaine. 

Je ne veux pas amener ma souffrance dans l’éternité, je dois expier ici.  J’ai commis les plus grandes fautes que l’on puisse.  Je n’ai pas su donner le sentiment d’amour à ceux qui m’ont entourés.  Que j’aie essayé ou non n’a aucune importance, il fallait réussir.  Les miens ne sont pas heureux.  J’aurais dû faire mieux.  Il n’y a pas de plus grand châtiment que cet échec.  Impossible à réparer. 

Les meurtriers sont de meilleures personnes que moi.  Ils ont mis fin aux souffrances de leurs victimes.  Moi, je n’ai qu’aggravé celles de ceux que j’aime. 

Il n’y a ni issue ni excuse ni pardon.  Aucune réparation possible.  Même en retournant dans le passé je ne pourrais rien faire de mieux puisque je serais la même personne dans les mêmes circonstances avec les mêmes protagonistes.

Demain, je regarderai l’horizon et je ferai comme si…

Définir la foi

On me demande si je crois en Dieu et je réponds, oui.  Pourtant, rien dans ma définition de Dieu ne corresponds à mes croyances.  L’autre jour j’ai entendu quelqu’un parler de l’ »état divin ».  Le déclic s’est fait.  Je ne crois effectivement pas en un être supérieur car cela suppose une entité unique, dominante et individualiste.  Mais je crois en un état supérieur.  État auquel nous sommes tous conviés.  C’est bien de cela dont il est question dans le christianisme comme dans plusieurs autres religions et philosophies. 

Mon identification au christianisme dépend seulement de l’éducation que j’ai reçue et de mes références culturelles en ce sens.  Je pense simplement que Jésus de Nazareth acceptait sa nature divine, qu’il avait certainement vécu des expériences extatiques qu’il a tenté de partager avec nous.

Nous sommes un peu bébêtes, nous, les humains; nous nous refusons  ce qu’il y a de mieux.  Nous avons peur de notre propre puissance.  Nous réduisons au silence le petit enfant qui exprime sans le filtre de l’idiotie savante, son expérience métaphysique.  Nous rions joyeusement ou nous inquiétons de trop d’imagination.  Nous forçons la dose pour que chacun soit identique à l’autre.  Que celui qui a la mémoire, oubli. 

-  Non, affirme-t’on doctement:  Tu ne peux te rappeler ton premier souffle.  Mais non, personne n’a de souvenir avant l’âge de trois ans.  Alors on se conditionne à oublier.  

-  Allons, que raconte-tu, encore.  Il est impossible que tu aies souvenir de ta grand-mère chantant cette berceuse, elle était morte avant que tu ne viennes au monde.  On te l’aura raconté.  

-  Cesse de dire des mensonges, tu ne peux avoir prédit cet évènement.  Ce sont les charlatans et les fraudeurs sans scrupule qui prétendent savoir de quoi l’avenir sera fait.

Dépêchons-nous vite de devenir spirituellement handicapés.  Nions énergiquement ce qui n’est pas socialement acceptable.   Croyons fermement que Dieu a écrit des livres plein de méchancetés  mais refusons de même supposer une quelconque capacité à nous surpasser.

Faisons semblant de croire en ce qu’il y a de plus grand en le réduisant à ce qu’il y a de plus petit; L’Homme matériel, Adam.

Dieu créa l’homme à son image.  C’est peut-être vrai, alors, qu’attendons-nous pour nous reconnaître comme des êtres tout puissants?

Ça fait peur. Il reste toujours ce petit côté terre-à-terre.  Comment savoir si je suis fou? 

Suis-je vraiment allé là, ou n’était-ce qu’une simple illusion?  Ai-je vraiment vu et ressenti cette lumière blanche ou mon imagination débridée me l’a fait croire? 

J’accepte humblement les expériences sensorielles* comme faisant partie intégrante de la réalité.

Bienheureux les simples, car le royaume des cieux est à eux.

Pas les simples d’un point de vue matériel.  Pas les simples en raison de la classe sociale.  Les simples qui ne se posent pas inutilement de question mais qui acceptent la vie telle qu’elle leur apparait sans chercher constamment une explication mathématique à tout.

La mathématique est à la matière ce que le recueillement est à l’esprit.  L’un ne doit pas tuer l’autre.

 

* C’est à dessein que j’utilise le mot sensoriel plutot qu’extrasensoriel.

                                                                                         

                                                                                             Monami le chat, dans la peau d’un humain. 

Les Anges de La Terre

L’esprit de Noël vient de s’emparer de moi.  Ça y’est, j’ai envie de faire plaisir aux autres et je pense à ceux qui ont été bons pour moi.  Je révise mon année.  C’est la meilleure des quarante dernières.  Peut-être plus.  Elle n’est pas terminée, je savoure chacune des journées qui passent espérant que celles qui composeront 2012 m’apporteront autant de sérénité que celles de 2011. 

Les Anges

La vie n’est pas facile, je suis bien placée pour en témoigner.  Beaucoup de gens souffrent dans leur chair et dans leur âme.  Beaucoup de larmes se versent tandis que d’autres se ravalent pour ne pas aggraver la situation.  Mais tout au long du chemin, il y a des anges.  De braves gens qui tendent la main.  Ils n’ont souvent qu’à peine conscience du bien qu’ils font.  Je voudrais rendre hommage à quelques-uns d’entre eux.

Commençons par cette fillette d’une douzaine d’années.  Nous étions amies.  Nouvelle dans le quartier, elle se démarquait.  Enfant unique d’un père écossais et d’une mère française, elle était bilingue et fréquentait l’école anglaise.  Autre particularité, elle possédait une imagination débordante, comme moi.  Il m’arrivait de ressentir une certaine jalousie à son égard car tout le monde l’aimait pour sa gentillesse et sa drôlerie.  Je mettais ses qualités sur le fait qu’elle était choyée par deux parents vraiment âgés comparés aux autres et que ce devait être plus facile pour une enfant unique.  Mais l’amitié prenait le dessus et nous repartions pour de nouvelles aventures. 

Par une journée de canicule, nous optâmes pour la piscine municipale.  Je nageais un peu mais pas dans le creux car je ne tenais pas assez longtemps pour me permettre de perdre pied. Linda l’intrépide  décida de faire la course alors que nous marchions sur le bord, du côté le plus profond.   J’acquiesçai à sa demande, me disant qu’après tout, nager c’est nager et que je n’aurais qu’à me forcer pour atteindre le but.  J’avais surtout trop honte pour admettre qu’à mon âge, (dix ans) je ne nageais qu’en eau peu profonde.

Un, deux, trois, Hop! on saute.  Et je descends, je descends, je descends, pok, je remonte, je remonte, je remonte.   Ma tête sort enfin de l’eau, je vois mon amie qui nage gaiement, elle est loin.  Je descends, je descends, je descends, pok, je remonte, je remonte, je remonte, mais pas autant que la première fois, juste assez pour sortir le bras et crier « à l’aide ».  Je descends, je descends, je descends et je pense que je suis en train de me noyer.   Je remonte, je remonte, je remonte jusqu’au nez, je ne peux même pas prendre mon air.  Je descends, je descends je descends, je vais mourir, j’ai vu dans un reportage à la télé, que les gens qui se noient ne reviennent à la surface que trois fois.  Je remonte à peine, je redescend, impuissante.  Une petite fille m’attrape et va me sortir de l’eau mais j’ai tant besoin d’elle que je m’agrippe et nous retournons au fond toutes les deux.  Je me rappelle alors que dans le  reportage on expliquait que les personnes en train de se noyer entraînaient souvent leur sauveteur dans la mort avec elles parce qu’elles les étreignaient si fort qu’elles les neutralisaient.  De toute ma volonté, je désserre mes bras et mes jambes et je me laisse remonter par ma belle et charmante amie.  Merci, j’en pleure encore.  Merci, tu m’as sauvé la vie. 

Je ne sais pas où tu es maintenant, mais je n’oublierai jamais que je te dois chacun de mes battements de coeur depuis ce moment.  Merci petit ange courageux, que la vie te soit douce à jamais.

 




Lettre à Mon Ado

Si je crie c’est que j’ai peur du monstre caché sous ton lit.  Comme à tes premières années quelqu’un a besoin de se faire rassurer.  Je crains qu’il ne t’emporte et que tu ne reviennes plus.  J’ai peur qu’il t’éloigne, t’entraîne sur les mauvais chemins.  J’ai peur de n’avoir pas la force nécessaire à le combattre.  Alors, je crie.  Tout mensonge de ta part, m’effraie au plus haut point.  Comment te retrouverai-je si je ne sais où commencer les recherches?  J’ai peur. 

Lorsque tu m’en veux, je souhaiterais posséder une boule de christal qui te laisserais voir l’avenir des enfants rebels.  Mais tu n’y croirais pas et moi je regretterais  vite de t’avoir soupçonné.  Je perdrais ta confiance, alors nous serions deux à nous méfier de l’autre.  Ce serait comme la guerre et ce fichu loup blanc se montrerait la queue.  Il rôde, il attend, patient, il sait qu’un jour viendra où tu ne m’entendras plus. 

Aide-moi à m’endormir paisible, raconte-moi une histoire plausible.  Je veux croire à une vie bien faite exempte de tout mal.  Je ne crierai plus, promis si tu chasse avec moi, le monstre sous ton lit.

Le petit Philibert

nuite.jpgJ’ai jamais trop su, c’était ton nom ou ton prénom?  En fait, tu n’avais rien d’intéressant, et je ne me rappellerais plus de toi, si il n’y avait eu ce soir là.  Il faisait froid.  Un beau froid cassant comme le bon dieu de bon Dieu en apporte aux pauvres gens, par pur caprice, par pure malice.  Moi, je faisais du pouce sur la route noire.  Rien ne me protégeait vraiment du froid.  Lorsque tu m’as ramassée, j’étais contente, rassurée.    Je te croyais un chic type.  Je te faisais confiance.  Dans cette école pourrie où la moitié des profs étaient des abuseurs et la totalité de la direction, en boisson, tu ne paraissais pas.  Je n’avais même jamais remarqué que tu étais nain.  Enfin, presque nain.  C’est pire, quand on a  pas l’excuse de l’infirmité pour être aussi petit.  Moi, les petits, à prime abord, j’ai rien contre, à part que le trois quart des parfaitement cons auxquels j’ai eu à faire dans la petite chienne, ne mesuraient pas grand chose au garrot.  Toi, côté minus, tu les bats tous.

Alors, blabli, blablabla, super sympa et tralala.  Quelle merde faut être pour jouer une telle comédie.  Je m’en allais chez mes parents.  Pourquoi? je ne me rappelle plus très bien.  Quand je t’ai dit que c’était là que je voulais descendre, toi, tu t’es senti tout puissant, merdaillon.  T’as continué.  On s’est retrouvé dans un rang de Ste-Toutoune je crois.  Ou bien celui du Brûlè,  quelle importance?  Il faisait froid dans l’un comme dans l’autre.  Il faisait noir autour de la neige.   Tu m’as donné un joli choix, ou t’obéir, ou me faire abandonner, nue, à cet endroit.  Bravo, monsieur le professeur.  Chapeau, monsieur le professeur!

Moi, j’ai grossi depuis, mais je suis certaine que tu n’as pas grandi. 

Tremble pas, la feuille, je ne te reconnaîtrais pas sur la rue.  Ça m’est revenu par flash.  Si tu dis rien la merde, personne saura que c’est de toi dont il s’agit.   Ton nom?  Ben voyons, tout le monde sait bien qu’on utilise jamais les noms véritables dans les textes fictifs.  Toute ressemblance avec un minable de votre connaissance ne saurait-être que facétie du hasard.   Allez, crains rien, va faire becquer bobo dans les jupes à maman ou à soeurette si la première est morte.  Des salopards y’en a eu bien d’autres dans ma petite chienne, tu croyais quoi, te démarquer?  

Tu ne mérites pas le temps que je consacre à ce texte.  Je l’écris pour moi, par bravade.  Parce-que ça coûte moins cher qu’une séance d’hypnose.  C’est tout.

La petite chienne, c’est la vie.  Les petites chiennes, c’est joli mais ça mord des fois qu’on ne s’y attend pas.  On les aime quand même.   nuite.jpg

                                                                                        

Rien n’est dû, rien ne dure

Les bars enfumés me manquent.  On aurait dû en garder quelques uns.  Malgré que j’aie cessé cette mauvaise habitude depuis une bonne décennie et que je n’aie pas l’intention de m’y remettre, il me semble que la poésie du bar qui pue la cigarette et la moquette imbibée d’alcool avait sa place dans notre société.  Le lieux où les journaliers devenaient des artistes; les patrons regrettaient le temps où ils étaient journaliers.

Le glauque alimente l’imagination du créateur.   Il me semble que j’entends J.J.Cale au travers les discussions monologuantes des buveurs.  Mais non, c’est mon lecteur Windows média. 11illmakelovetoyouanytime1.wma

La musique reste fidèle.  Si on l’oublie, elle se rappelle à nous.  C’est la machine à voyager dans le temps.  Elle transporte.  La musique décide.  Tu seras reine ou vieille ivrogne selon le rythme qui lui convient.  12dontcrysister.wma

Prend ton pinceau, l’artiste, flatte la toile de rouge, d’ocre et de bleu.  Pas ce bleu là; le bleu de prusse, c’est le plus beau.  Il me confond.  Je ne sais plus rien.  Prend ton pinceau, la musique décide des mots.blizarddesoir.jpg

La Révolution

À l’oreille occidentale, le mot révolution implique un mouvement, une concertation puissante menant un peuple à poser les gestes nécessaires pour accéder à l’autonomie.  Notre mémoire collective se réfère à la révolution française.  Les larmes versées sur la pauvre petite Marie-Antoinette et ses enfants, sont bien vite séchées cédant la place à ce sentiment de joie inhérent à toute libération.  C’est comme si nous y étions.  La révolution tranquille, la révolution sexuelle sonnent aussi le clairon de la prise de pouvoir de l’individu sur son destin personnel.  Ces allégories émotives ont portés beaucoup d’entre nous à nous réjouir de la « révolution arabe ».  

Par ces élans d’enthousiasme et de sympathie nous faisons la preuve de notre grande ignorance du mode de pensée de ces peuples.  Oui, c’est bien de cela dont il s’agit.  L’être humain est en tout point semblable à son prochain sauf en ce qui concerne sa façon de concevoir le monde.  C’est la raison principale de nos mésententes.  Nous nous rejoignons sur les besoins fondamentaux et nous nous distancions sur nos idéaux.

L’enfant arabe n’apprend pas à réfléchir, il apprend à obéir.  Il ne doit pas tenter d’imaginer Dieu, l’au-delà, ni rien de ce qui constitue le monde spirituel.  Il doit se contenter de réciter les interminables châtiments auxquels s’expose le gredin qui oserait remettre en question les édits d’Allah et de Mohamed son prophète.

S’interroger sur le sens à donner aux écrits saints est un péché en soi.  La notion de liberté est à des années lumières de la définition occidentale.  Elle n’entâme jamais, ni de près ni de loin l’obligation d’obéir aux règles de vie dictées par l’Islam.  Avoir le droit de gagner de l’argent, de le dépenser, c’est à peu près tout.   Le printemps arabe n’a de révolutionnaire que le sang qu’on y a versé. 

En Tunisie il y a eu des élections libres; merveille de la démocratie.  Les tunisiens ont choisis un parti religieux.  Pourquoi?  Parce-que pour eux, la menace ne se trouve pas dans le religieux, au contraire, c’est rassurant de penser qu’on va obéir à Dieu.  Obéir, obéir, obéir et toujours obéir mais pas à n’importe qui.  Obéir à Allah et son prophète qu’il soit béni oui oui d’entre tous les bénis oui oui.

Un jour un musulman me dit:  Ma femme est libre de faire ce qu’elle veut, mais comme elle est musulmane il y a des choses que je lui interdis de faire.

Je sais, je me répète, mais cette phrase magnifique illustre l’ampleur de la différence qu’il y a entre notre sens de la liberté et celui des arabes.  Pour eux, avoir un travail rémunérateur suffit.  Nous croyons que les femmes de ces peuples sont frustrées de leur sort.  Peut-être mais encore une fois, pas pour les mêmes raisons que nous. 

Un jour une musulmane instruite, (avocate) me dit:  Nous devons reconnaître que l’homme a une logique que la femme n’a pas, il est donc normal qu’il la corrige. ( entendez; punir, frapper).

Que voulez-vous répondre à ça?

Aux naïfs qui aiment penser que l’immigration massive de musulmans n’est pas une menace à nos sociétés démocratiques et qu’avec les générations les choses vont se tasser, que les enfants de leurs enfants adopteront notre vision de la liberté et que tout se déroulera sans heurt, je réponds:  Parlez-en aux britanniques.

Tant que nous permettrons les écoles religieuses, le port du voile, l’exemption de certains sports pour les petites musulmanes fréquentant l’école publique, la brutalité familiale sous prétexte que ça ne nous regarde pas.  Tant que nous accepterons l’existence des sociétés en marge de la société, tant que nous nous en laverons les mains nous serons complices de la détérioration de nos valeurs d’égalité et de justice.  Tant pis pour nous?  Non, tant pis pour nos descendants et surtout nos descendantes qui finiront par croire que l’obéissance est une excellente façon de vivre en paix.

Dieu me garde de ne pas remettre son existence en question.

Yonca

Je suis la fille d’Attila,  à la tête des hordes, je hurle

Mon signal est clair et universel

De ma gorge frêle sortent en décibel

La rage et la haine que j’ai contre tout.

Je suis la fille d’Attila, je suis la hun.

Je sème l’effroi, vos supplications

Sont comme chanson à mon coeur ardent.

Je suis la fille d’Attila, la hun.

Le soir au bivouac, mon regard de braise

Vous pousse à rêver d’une tendresse exclusive

Ce n’est qu’illusion

Mon assouvissement passé, vous voilà en danger.

Mes amis ne me survivent pas.




LE RETOUR

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